vendredi 3 octobre 2008

Bonjour!

Je m’appelle Martin Lauzon. Je suis un gars sportif qui aime les gens, la nature et la vie. Je suis atteint de la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Au travail en 1998, séjour récréo-touristique à Québec avant la maladie.

J’ai 41 ans, je vis en couple avec une femme que j’aime et nous avons une petite fille de 7 ans. Ma conjointe se nomme Anick et notre fille s’appelle Frédérique.

Imitation de mon idol Gary Carter

La médecine traditionnelle, selon les nombreux spécialistes déjà consultés, ne peut rien faire pour moi. Cependant, sachant qu’il y a toujours une solution à tout, je prends contact avec vous.

Je crois que Dieu a mis quelque chose sur la Terre pour me guérir et qu’il me reste à le trouver. Voilà pourquoi votre aide me serait très précieuse.

Avant cette terrible maladie, j’étais un gars fort actif et plein de projets.

Cuba : nage avec les dauphins


New-York : vélo avec les amis

Un de mes objectifs de vie était d’aider les personnes ayant un handicap intellectuel à s’intégrer harmonieusement dans la société.

Au cours des dernières années (1988-1997), j’ai mis sur pied différentes organisations sportives pour les personnes vivant avec une déficience intellectuelle:
Club d’athlétisme
Club de hockey cosom
Club de balle molle

J’ai également organisé "La Finale Régionale des Jeux Olympiques Spéciaux (J.O.S.) des Laurentides en 1991. Je fus aussi impliqué dans les finales régionales de quilles, de hockey cosom et de balle molle.

Les Kangourous de Saint-Jérôme
Finale Régionale des Jeux Olympiques Spéciaux des Laurentides en 1991.


Les Soleils de Saint-Eutache
Finale Régionale de Balle-Molle 1992

Les Abeilles et les Bourdons de Saint-Jérôme
Finale Régionale de Balle-Molle 1992


En 1997, ce fut la création d’ACCO-LOISIRS. Il s’agit d’un organisme sans but lucratif qui a pour mission d’œuvrer auprès des personnes ayant une déficience intellectuelle. Cet organisme, qui existe encore aujourd’hui, dessert surtout la clientèle des Basses-Laurentides et offre les services suivants:
-Activités quotidiennes
-Répit loisirs (pendant toute une fin de semaine)
-Séjours récréo-touristiques
-Animations sportives
-Activités estivales
-Etc.


Été 1999, le village Huron avec le groupe " Périscope France ".


Été 2000, séjours récréo-touristique Chutes du Niagara.

Ces services permettent d’aider les personnes ciblées à obtenir plus d’autonomie, de bien s’intégrer dans la société et de donner un répit bénéfique aux parents. Tout cela dans la joie de vivre.

Ces dernières années (2000 et +), je me suis concentré à mettre sur pied un plateau d’apprentissage au travail. Pour ce faire, j’ai utilisé le médium de la récupération (papiers, résidus organiques, canettes) afin que les personnes ayant une déficience développent des habilités sociales spécifiques (communication, respect des autres, etc.) grâce aux activités de récupération.

Ce travail a une influence bénéfique sur la qualité des apprentissages de ces individus. Ils développent un sentiment d’appartenance au groupe ce qui les sécurisent. À l’intérieur d’un tel cadre, plusieurs réussissent à faire de beaux progrès. De plus, ce travail est valorisant car ils sont en mesure de constater qu’ils aident l’environnement.

La mise sur pied de ce plateau de travail et la maladie m’ont obligé à restreindre mes activités auprès d’Acco-Loisirs. Cependant, je suis demeuré sur les c.a. d’Acco-Loisirs et de L’Association Régionale de Loisirs pour Personnes Handicapées des Laurentides jusqu’en 2002.

Finalement, j’ai dû arrêter le travail le 17 septembre 2003 en raison de la détérioration de mes fonctions locomotrices. Ce fut une décision extrêmement difficile.

À présent, je concentre mon énergie à vaincre cette terrible maladie. Je poursuis les recommandations inculquées à l’Institut Médical Sanoviv lors de mon séjour en novembre 2004. Je mets tous les efforts nécessaires pour atteindre la guérison.

S.V.P, n’hésitez pas à me contacter car vous êtes peut-être un messager pour moi…

Je veux guérir car j’ai encore tant de choses à accomplir.

La sclérose latérale amyotrophique

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie dites dégénérative. Dans son cas, elle implique une dégénérescence des tissus nerveux. La SLA est une des maladies dégénératives les moins fréquantes, la plus fréquante étant l'Alzheimer. La dégénérescence des neurones moteurs d'une personne atteinte de SLA n'est causée ni par une inflamation, ni par une tumeur, ni par une hémorragie. Tout ce que l'on constate à l'examen des tissus n'est que la disparition des neurones, sans que l'on puisse en fournir une explication.

Les neurones moteurs, comme toutes les cellules nerveuses, ne peuvent se reproduire. Lorsqu'un neurone meurt, il n'est pas remplacé par un nouveau. Les neurones moteurs sont responsables de la transmission de l'influx nerveux à partir du cerveau, jusqu'aux muscles volontaires, partout dans le corps. Tous les muscles moteurs du corps peuvent être touchés par la maladie, notamment les muscles des bras, des jambes, de la parole, de la déglutition et de la respiration. Une seule exception, les muscles responsables du mouvement des yeux.

Lorsque la connection entre le cerveau et les muscles, à travers les neurones moteurs, ne se fait plus, la capacité de contrôle du cerveau sur les muscles ne se fait plus. Éventuellement, lorsque ces muscles ne reçoivent plus les messages nécessaires à leur fonctionnement, ils perdent de la force et s'atrophient. Il est généralement admis qu'il faut que 70 à 80% des neurones soient touchés avant d'observer une faiblesse musculaire. Selon le stade de la maladie, des gestes aussi simples que parler, marcher, avaler, deviennent presque impossibles. Petit à petit, la personne atteinte devient lourdement handicapée.

Au stade avancé, les neurones moteurs supérieurs et les neurones moteurs inférieurs étant atteints, c'est la paralysie presque totale. La personne atteinte devient prisonnière de son propre corps. La mort survient en moyenne dans les deux à cinq ans suivant le diagnostic et est dûe, dans la grande majorité des cas, à un trouble respiratoire, aggravé par une surinfection bronchique. Les parties du corps affectées diffèrent d'un malade à l'autre, aussi bien que le rythme de progression de la maladie. La sclérose latérale amyotrophique est mortelle et incurable. On n'en connaît pas encore la ou les causes exactes. La maladie n'affecte que les neurones moteurs. La sensibilité (capacité de goûter, voir, sentir, entendre et toucher), les fonctions sexuelles ainsi que les fonctions intellectuelles du malade ne sont pas atteintes tout au long de la progression de la maladie.

De même, la personne atteinte ne devient généralement pas incontinente. Quelque soit le stade de la maladie, le malade ne souffre pas, quoi que des crampes, la perte des fonctions musculaires et l'immobilité causent généralement de l'inconfort.

N'importe qui peut contracter la maladie. Bien que peu connue, la sclérose latérale amyotrophique affecte plus de 3 000 personnes au Canada et plus de 30 000 aux États-Unis. Chaque jour, deux à trois personnes au Canada meurent de la SLA.

La sclérose latérale amyotrophique est aussi connue sous d'autres noms. Ainsi, puisque ce sont les neurones moteurs qui sont en cause dans cette maladie, la SLA porte aussi le nom de maladie du motoneurone. En Europe, on lui donne encore le nom de maladie de Charcot, du nom de celui qui a décrit pour la première fois la SLA, en 1869. En Amérique du Nord, on l'appelle aussi maladie de Lou Gehrig, en référence à un joueur vedette du baseball professionnel américain des années 30, décédé en 1941, des suites de la sclérose latérale amyotrophique.

En anglais, la maladie porte les noms de amyotrophic lateral sclerosis (ALS), motor neuron disease (MND) et Lou Gehrig's disease.

Source:
Amyotrophic Lateral Sclerosis Society of Canada
http://www.als.ca/
ALS Association
http://www.alsa.org/
Les Turner Amyotrophic Lateral Sclerosis Fondation, Ltd.
http://www.lesturnerals.org/
The ALS Association of Western Pennsylvania
www.realpittsburgh.com/community/groups/als/
onHealth
ww1.onhealth.com/ch1/resource/conditions/item%2C702.asp
Dr Pierre Duquette Neurologue,
Hôpital Notre-Dame de Montréal